Après cette discussion, Emma retrouva Killian, grâce à Graham. Le pirate logeait lui aussi à l'auberge. Quand elle rentra dans sa chambre, il hurla : "Oui, c'est moi ! Je l'ai tué !".
"Killian, mais voyons de quoi parles tu ?"
"Je l'ai tué, Emma. Je te jures, je lui ai planté mon crochet dans le cœur et elle est morte !"
"Hum, oui, je vois... Cora ? C'est Cora que tu as tué ? "
"Oui, elle ! Je ne supportais plus son air supérieur !"
"Mais enfin Killian, tu vas te faire prendre ! Graham va te mettre en prison ! Tu vas finir ta vie, seul, enfermé dans une cage ! Tu auras des regrets, tu vas culpabiliser, tu vas être malheureux!..."
"Mais Emma qu'est ce qui te prends, tu vas bien ?"
Killian s'approcha d'Emma et lui prit la main pour la calmer.
"Je... Killian, je dois te dire quelque chose..."
"Oui, Emma, je t'écoute."
"En fait, je crois, non, j'en suis sûre même... Je suis amoureuse de toi, j'éprouve des sentiments très forts pour toi... Te rencontrer à changé ma vie. Au départ, je croyais que c'était la pire chose qui me sois jamais arrivé mais aujourd'hui je réalise que c'est l'inverse... C'est la meilleure chose qui soit. Je crois avoir trouvé l'âme sœur en toi. Tu es l'homme idéal qu'une femme qui puisse rêver et c'est moi que tu rencontres... Je ne suis pas non plus quelqu'un de remarquablement gentille. Je suis égoïste. Mon bonheur passe avant ma famille. Regarde, aujourd'hui, je viens t'avouer mes sentiments, alors que je viens de rompre avec Neal. Je ne pense pas à eux. Je suis horrible, Killian. Horrible..."
"Je ne trouve pas au contraire. Emma, tu es la personne la moins horrible que je n'ai jamais rencontré. C'est la pure vérité. Je t'aime énormément. Seulement, je suis un méchant et je ne sais pas aimer. Je ne suis pas digne de toi. Neal était parfait. Il était toujours là pour toi et franchement moi, même si je partage tes sentiments, je ne pourrais jamais l'égaler."
"Je ne te demande pas de l'égaler, Killian, car tu es meilleur que lui. Et puis je ne l'aimes plus. Je me fiche que tu sois un méchant..."
"Emma, j'ai peur..."
"De quoi ?"
"J'ai peur de te perdre. Je viens de te rencontrer et tu as failli mourir un nombre incalculable de fois. J'ai connu un jour l'amour. Elle est morte. J'ai trop peur que cela se reproduise..."
"Aucun risque, Killian... Je suis une survivante. Toute ma vie je n'ai fait que vivre à moitié. Aujourd'hui je suis bel et bien vivante et personne ne pourras m'enlever la vie si je suis avec toi."
"Je t'aime, Emma."
"Moi aussi"
S'ensuivit alors un long baiser langoureux entre Emma et Killian.
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"David, c'est moi, Mary Margaret, vous vous souvenez ?" demanda t'elle en entrant dans la chambre d’hôpital de ce dernier.
"Comment oublier ?"
Elle ria. Elle se sentait bien avec David. Il était vraiment gentil. Personne ne l'avait jamais traité de cette manière... Comme si elle était une princesse. Et elle aimait beaucoup ça.
"Je viens vous tenir compagnie. Je crois savoir que la vie à l'hôpital est ennuyeuse."
"Oui. Asseyez vous. J'ai une bonne nouvelle !"
Mary Margaret s’assit et attendit la suite.
"Je sors demain. Je vais pouvoir rentrer chez moi."
"Quelle bonne nouvelle." se réjouit elle.
Mais en son fort intérieur, elle se dit qu'elle ne pourrait plus venir à l'hôpital lui tenir compagnie. C'était une catastrophe.
"Quoi ? Vous n'avez pas l'air contente pour moi..."
"Si, je le suis, seulement je ne pourrais plus vous voir. J'aime beaucoup venir ici."
"Vous m'aimez à ce point ?"
Pas de réponse... Mary Margaret ne souhaitait pas que David sache à quel point elle l'aimait.
"Approchez..."
Mary Margaret s'approcha. David en profita pour l'embrasser. Elle lui rendit son baiser. Autour d'eux une fumée violette apparut soudain. Elle se propagea au dehors, par la fenêtre ouverte.
"Qu'est ce que c'est ?" demanda t'elle.
"La réponse à ma question." répondit David.
"Oh..."
Mary Margaret se dégagea de David, alors que des souvenirs de son passé ressurgissaient. Notamment un souvenir très fort. Elle embrassait David, mais ce n'était pas tout à fait David car il portait des habits princiers. Elle se vit à dix ans, sur un cheval au galop. Une jaune femme très belle était venu à son secours.
"Blanche ! Quel soulagement !" s'écria David, alors que ses propres souvenirs revenaient.
"Charmant ! Que s'est il passé ?"
"La Malédiction de Régina, tu l'as brisé !..."
"Non... Comment ?"
"Tu m'aimes et je t'aimes. Un baiser d'amour véritable a beaucoup de pouvoir. Tu l'as fait, Blanche."
"Peut être bien..."