"C'était encore elle. Elle me disait que je ne valais rien, qu'elle était toujours supérieure à moi. Cette fois, elle avait gagnée une nouvelle compétition d'équitation. Elle me narguait avec son ruban neuf. Elle allait pouvoir l'ajouter à sa collection ! La femme que j'appelle "mère" ne me consola pas, une fois encore. J'étais tellement jalouse. Je lui aurais bien tordu le coup à cette vantarde ! Qu'est ce que je la déteste !"
"Régina, merci, j'ai compris l'idée." me coupa Archibald Hopper, mon psychiatre depuis des années.
J'ai ce problème depuis au moins des dizaines d'années. Je vois Zelena Greene, la maire de Storybrooke, dans mes rêves chaque nuit. Elle réussit à chaque fois ce qu'elle entreprend. Et toujours elle s'en vante... Pour faire le point sur ma jalousie grandissante je vais une fois par semaine voir Archie.
"Alors ? Peux tu m'aider ?"
"Écoute, mon conseil n'a pas changé : laisse courir. Ce ne sont que des rêves, Régina. Zelena Green n'agirait pas comme ça dans la réalité."
Rien n'est moins sûr ! L'autre jour, elle m'a dit élevé mieux que moi sa fille de dix mois. Mon fils, lui, a dix ans. C'est peu dire.
"Oui, je sais, Archie. Simplement, j'aimerais que cela cesse."
"Bien sûr, mais je ne suis pas capable de contrôler les rêves. Essaie d'y mettre plus de volonté."
"Pour quoi faire ? Ce n'est pas moi qui décide." commençais je à m'énerver.
"J'entends bien. Seulement je voulais dire que dans la réalité tu devrais arrêter d'être jalouse de Zelena. Elle ne t'as rien fait."
C'est juste. Mais sa tête ne me plais pas. Et puis est ce normal que je sois femme de ménage et elle maire ?
"Bien, merci, Archie. Je ne vais pas te déranger plus longtemps." dis je en me levant.
"Alors à vendredi prochain."
"Au revoir."
Une fois sorti de son cabinet, je me dirige vers l'école primaire. Henry m'attends devant la grille fermée.
"Maman, tu as dix minutes de retard." me reproche celui ci en m'embrassant.
"Désolé, mon chéri, je reviens de chez Archie."
"Du nouveau ?"
"Non, Archie ne peux pas m'aider."
"Moi je peux." dit Henry en me faisant un câlin.
"Oh c'est gentil. Je t'aime très fort."
"Moi aussi, maman."
Nous nous mettons en route. Le même chemin, toujours. Ma vie est ainsi faite : tout se répète.